vendredi 15 août 2014

Förstadsprästen 1917

Elin von Prangen (Mary Johnson) et Erik Dyhre (Olof Sandborg)
Un pasteur de banlieue
Un film de Georg af Klercker avec Olof Sandborg, Concordia Selander, Mary Johnson et Lilly Gräber

Issu d'une riche famille, Erik (O. Sandborg) a préféré devenir pasteur au grand dam de son beau-père un général qui lui préfère son fils Ove qui a choisi la carrière militaire. Elin (M. Johnson), la filleule du général, s'éprend d'Erik...

G. af Klercker
Le réalisateur suédois Georg af Klercker (1877-1951) est l'un des grands oubliés de l'histoire du cinéma. Issu d'une famille aristocratique, il décide de poursuivre une carrière théâtrale contre l'avis de celle-ci. A la fois acteur et metteur en scène, il vient au cinéma en 1911 pour la société Svenska Biograf. Il n'y fera qu'un passage éclair avant de rejoindre la firme concurrente Hasselblad à Göteborg. C'est au sein de cette société, qui fabriquait des lentilles et objectifs, qu'il va développer son style propre. Förstadprästen, qui peut se traduire par "pasteur de banlieue", raconte comment un fils de famille préfère la prêtrise et s'occuper des pauvres de sa paroisse plutôt que d'embrasser les armes. Cela lui vaut le mépris d'une partie de sa famille. Il n'hésite pas à défendre une prostituée Stella (L. Gräber) qui est maltraitée par son souteneur. Sa gentillesse en sa faveur ne lui apportera que de sérieux ennuis. On l'accuse d'être l'amant de Stella et celle-ci ne fait rien pour le démentir, à l'instigation de son souteneur. Quant à Elin, elle s'amourache d'Erik sous un coup de tête. On reconnaît dans ce rôle de jeune fille la merveilleuse Mary Johnson, la future héroïne d'Herr Arnes pengar (Le Trésor d'Arne, 1919) de M. Stiller, qui fut découverte par Georg af Klercker. La luminosité et la finesse de la photographie montre la qualité des objectifs produits par Hasselblad. Af Klercker se concentre sur les différences sociales d'une société suédoise très inégalitaire et n'hésite pas à nous montrer les ruelles des bas-quartiers. Les acteurs font preuve du même naturel que l'on retrouve chez les autres films suédois de l'époque. Ce drame social me donne envie de continuer l'exploration de l'oeuvre de ce cinéaste méconnu. Un grand merci au cinéphile qui m'a recommandée de découvrir ce metteur en scène.

2 commentaires:

Christophe a dit…

Ton texte fait envie.
Au contraire de la copie sur youtube.
Est il disponible ailleurs?

Ann Harding a dit…

Non, aucun DVD disponible.